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Pour être heureux au travail, soyez nul !

Les salariés les plus nuls seraient les plus heureux (bien sûr, si vous êtes épanoui et heureux dans votre vie professionnelle, vous pouvez tout à fait stopper ici la lecture de cet article…) ! Voici la conclusion, un peu paradoxale, d’une enquête réalisée par le cabinet américain de conseil et de recrutement Leadership IQ. Pour arriver à cette allégation, les analystes du cabinet ont croisé les résultats des salariés, bons et mauvais, avec leur perception de leur propre travail et de l’entreprise dans laquelle ils évoluent. Les enseignements finaux sont pour le moins étonnants.

Les 1 000 salariés sondés, tous issus d’une société technologique, ont été « répertoriés » par leur responsable au vue de leurs performances en 3 catégories : bon, moyen et mauvais. Sans que leur classement ne leur soit dévoilé, les cobayes ont ensuite répondu à une batterie de questions, du genre « je suis pour me donner à 100% au travail » ou « je recommande mon entreprise comme une bonne organisation pour laquelle travailler », en indiquant leur degré d’accord avec ces affirmations.

Pour être heureux au travail, soyez nul !

Conclusion : les mauvais éléments donnent les meilleures notes (évaluées de 1 à 7) sur l’ensemble de ces différents points, prouvant ainsi qu’ils ont une meilleure image de leur travail et de leur performance, se sentant donc mieux au sein de leur entreprise que les salariés moyens ou bons.

Le raisonnement issu de l’étude est simple : « les moins performants finissent souvent par s’occuper des tâches simples, parce que les managers ne leur en demandent pas beaucoup. Ils sont de ce fait moins soumis au stress et plus satisfaits de leur quotidien professionnel », explique Mark Murphy, le CEO de Leadership IQ lors de la présentation de l’enquête au très respecté Wall Street Journée.

A l’inverse, les bons éléments, les véritables champions du bureau sont, quand à eux, plus sollicités, plus soumis au stress et à la pression de leur supérieur qui place en eux d’importantes attentes. Ils dégagent donc un sentiment de sous-évaluation et de frustration, pouvant même les inciter à quitter leur société actuelle!

De quoi faire réfléchir les managers de l’entreprise en question…

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