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Et si on faisait une sieste entre deux réunions ?

En cette veille de week end prolongé, voici ce que je vous invite à essayer dès demain, la sieste au bureau, histoire de vous préparer à ce long week end de repos !

Institutionnalisée en Chine mais encore taboue en Occident, la sieste au travail commence à faire des adeptes dans les entreprises françaises.

 «Toutes les études le montrent : une micro-sieste de 10 à 20 minutes permet de recouvrer ses forces et d’être plus efficace», dit Sylvie Royant-Parola, présidente du réseau de santé Morphée d’aide à la prise en charge des troubles du sommeil.

Qu’on se le dise : «manquer de sommeil est dangereux et nous sommes programmés pour la sieste», confirme le Dr Eric Mullens, l’un des premiers à avoir mis en place une consultation sur les troubles du sommeil en France.

La sieste au travail considéré comme un problème culturel ?

Mais «dans une société qui valorise l’hyperactivité, le sommeil est considéré comme une perte de temps. Les journées sont de plus en plus longues, on rogne sur le temps de sommeil mais s’autoriser une petite plage de repos relève de l’exploit». C’est «un problème culturel», ajoute le Dr Mullens qui milite depuis des années en faveur de la sieste auprès des pouvoirs publics et des entreprises.

  A côté de la machine à café un dortoir ?

A Lyon, Anthony Bleton, patron de Novius (créateur de sites web) a «montré l’exemple» il y a quatre ans en aménageant une salle de repos avec de gros poufs confortables. La moitié de ses 30 salariés l’utilisent régulièrement pour la sieste et ne pourraient guère s’en passer.

Parmi eux, Jérôme Daubresse : «il vaut mieux s’arrêter de travailler, faire un break, puis être plus efficace après, plutôt qu’être complètement amorphe et partir à l’heure normale».

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