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Faux CV : Petit mensonge, grandes conséquences !

Vous êtes seul, un soir d’automne, face à votre ordinateur, occupé à réactualiser ou à refondre complètement votre CV, véritable témoin de votre carrière professionnelle. Et soudain, vous vous dites : « Dans tous les bons films de gangsters, les témoins mentent un peu pour sauver leur peau ! », et la tentation d’ajouter quelques caractères bien placés (années d’expériences supplémentaires, diplôme plus prestigieux, compétences plus approfondies…) est subitement très forte.  Mais attention, c’est totalement interdit et peut vous coûter cher !

Il y a de cela quelques mois, le nouveau CEO de Yahoo! (en gros le directeur général d’une des plus grandes sociétés du web), Scott Thompson, était victime du très médiatisé « CVgate ». Après un grand nombre de commissions et autres expertises, il a finalement dû démissionner de son poste pour avoir menti sur son CV et avoir inventé un diplôme… d’informatique !

Les exemples de médecins sans diplôme, de conducteurs de bus ou même de pilotes d’avion sans licence font régulièrement les gros titres des médias. Le faux-directeur de l’aéroport de Limoges, licencié en mars dernier après que les autorités aient découvert que la totalité de son CV était mensonger, vient d’être condamné à un an de prison ferme.

A Boston, une experte en chimie a officié pendant 9 ans dans des dossiers relatifs au trafic de drogue… sans diplôme de chimie ! Résultat : des centaines de procès et d’affaires judiciaires non valides et selon le maire de la ville, près de 15 millions de dollars de dommages.

Des exemples, plus ou moins cocasses, qui mettent en lumière la réalité de cette problématique.

Selon l’institut Florian Mantione, 37% des candidats français mentiraient sur leurs diplômes ! Ils seraient 72% à surévaluer leurs compétences linguistiques (généralement démasquées lors du premier entretien !) et même 78% à « reformuler positivement » leurs responsabilités. Dans la plupart des cas, mentir sur son CV équivaut à de la cosmétique lexicale. « Embellissement » de compétences, « maquillage » de missions, ou alors « lifting complet » de période d’inactivité, les techniques sont facilement accessibles et très diverses.

Des mensonges, plus ou moins importants, qui ont un goût amer s’ils sont découverts. Perte de confiance, sentiment de trahison… le coup est généralement dur à encaisser pour le recruteur et assombrit grandement l’avenir professionnel de l’apprenti Pinocchio. «Une simple exagération, à propos d’un hobby ou d’une compétence linguistique créé un doute de mauvais augure», précise Eric Bohn, PDG d’Euro Consulting Partners. Selon lui, «le mensonge est toujours inacceptable». Une position catégorique que ne partagent pas, à en croire les chiffres, la grande majorité des candidats…

Quelques conseils d’L4M pour réussir votre cv .

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