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Comment gérer l’après-entretien ?

On a tendance à croire que la fin d’un entretien d’embauche sonne comme le coup de sifflet final d’un processus de recrutement, mais cette croyance est-elle pour autant vraie ? N’y a-t-il pas encore un petit truc à faire pour faire pencher la balance de votre côté et donner un petit coup de pouce au destin… ?

En sortant de l’entretien, vous y pensez, et y pensez encore ! Vous refaites le film complet en racontant tout à vos proches, puis vous vous rappelez des faits et gestes du recruteur : un sourire, un haussement de sourcil, un soupir… Et vous vous lancez dans une analyse tout ça pour finir par dire « à quoi bon, ce qui est fait est fait, c’est joué… Alea jacta est !» Et pourtant, certaines pratiques peuvent encore influer sur la décision du recruteur, dans le bon comme dans le mauvais sens…

poignée de main

  • Écrire un mail de remerciement

C’est une pratique devenue « bateau ». Dire que vous avez apprécié l’entretien et faire de nouveau part de votre enthousiasme à rejoindre la société et en remettre une couche sur vos compétences et faire genre candidat idéal est une intention certes louable, mais tout cela a déjà été dit lors de l’entretien, donc pas besoin de le répéter de nouveau.

  • Faire part d’une nouveauté

Par contre, dans ce mail post-entretien, si vous signalez une nouveauté au recruteur comme par exemple une offre claire d’un concurrent ou sur un business en cours par exemple, là vous marquez des points… Vous mettez un petit coup de pression au recruteur et vous vous mettez en position de force, si tant est que ce soit possible dans un processus de recrutement.

  • Revenir sur un détail commun de l’entretien

Pendant l’entretien, une question « hors contexte » est restée sans réponse ? Comme par exemple le nom d’un sportif, le titre d’un film ou d’un livre, le nom d’une ville ou d’un monument…, voilà une occasion en or de vous rappeler au bon souvenir de votre interlocuteur en lui amenant la réponse ! Le recruteur voit de nombreux candidats, mais ce qui marque le plus ce sont les discussions informelles alors autant en profiter car celles-ci ne se font pas avec tous les candidats.

  • L’inviter à rejoindre vos réseaux sociaux

Invitez-le sur Facebook et vous signez votre arrêt de mort… ! Par contre, sur les réseaux pro Viadéo et LinkedIn, pourquoi pas, mais à certaines conditions : y être actif, et donc publier, relayer des articles intéressants et qui peuvent l’interpeller, et avoir un réseau « convenable »… Ça peut aussi lui montrer qu’il n’est pas votre seul centre d’intérêt…

  • Le « harceler » au téléphone pour savoir où en est le processus

Là encore, vous vous éliminez tout seul… Sinon, pour pas vous faire prendre et que vous voulez absolument avoir des infos sur le processus et la réflexion du recruteur, pensez à appeler en numéro masqué, en changeant d’identité et donc de voix et en variant vos intonations et vos questions… Bonne chance pour ça !

Vous l’aurez compris, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens et tant qu’il reste l’espoir du fameux « on revient vers vous » : « Oublie que tu as aucune chance, vas-y fonce, on sait jamais sur un malentendu ça peut marcher… » !

Et vous, quelles sont vos petites astuces pour faire la différence dans le money-time ?

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