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Le travail inoccupé : nouvelle mission dans les fiches de poste ?

1h30 à 3h en moyenne, cela en laisse du temps pour faire des choses… Encore plus lorsque ce temps est pris sur celui consacré normalement au travail ! Je dis normalement car ce temps est en réalité celui passé par les salariés à ne rien faire au travail. Enfin, ne rien faire, pas vraiment, mais en tous cas se consacrer à d’autres tâches que celles pour lesquelles ils sont embauchés… Comme c’est une moyenne, évidemment, certains ne s’arrêtent jamais et se consacrent exclusivement à leur travail, mais d’autres explosent largement les compteurs. Lumière sur ce nouveau phénomène : le travail inoccupé !

Comment les salariés occupent-ils ce temps ? Et surtout, comment font-ils pour ne pas se faire « griller » ? Quels sont ceux qui en profitent ? Et enfin, à quoi est du ce nouveau phénomène ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre…

Généralement, ce(s) temps mort(s) dans la journée de travail sont occupés à des fins personnelles : réponse aux mails, préparation des vacances, achats de vêtements, gestion administrative de sa vie (assurance, loyer, impôt…). Les salariés en profitent aussi pour traîner sur internet, se tenir au courant des dernières actualités ou encore tchatter. Certains en profitent aussi pour prendre une pause-café qui tient plus du bol que de la tasse, accompagné de collègues évidemment, c’est toujours plus sympa que seul… De là à dire qu’ils en profitent pour colporter ragots ou autres on-dit, il n’y a qu’un pas que je ne me permettrais pas de franchir. Enfin, certains en profitent pour faire travailler leur imagination en écrivant un roman, une thèse ou encore en rêvant…how_to_take_a_cozy_nap_03-540x359

Ce temps passé au travail à ne rien faire de productif pour l’employeur doit cependant nous interroger afin de tenter d’en découvrir les causes… Pour certains, ce temps « perdu » au travail est simplement le résultat d’une fainéantise et d’un poil dans la main, alors que pour d’autres, il va être assimilé à une vengeance envers ses supérieurs à cause d’horaires envahissants ou d’heures supplémentaires non payées. Ce temps libre va aussi servir de soupape à certains, nécessaire pour éviter ce qu’on appelle le « burn-out ». Enfin, cela peut aussi le résultat du « boreout » qui est l’épuisement par l’ennui. Ainsi, ces salariés souffrent de la trop faible charge de travail qui leur est allouée : soit parce que l’entreprise ne suit pas, soit parce que les managers sous estiment les capacités de leurs collaborateurs. Ainsi, cette « paresse » apparente n’est pas toujours du fait du salarié, et, dans le cas du « boreout », cela conduit à un mal être des salariés qui se retrouvent dépités de se sentir sous utilisés, à la limite de l’inutilité.

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Bon, laissons de côté le « boreout » et interrogeons-nous sur les flemards… Comment font-ils pour ne pas se faire prendre ? Il faut fuir la pression hiérarchique, et pour cela il faut pouvoir revendiquer une autonomie et une expertise suffisante dans son travail. Beaucoup plus facile effectivement pour les cols blancs et pour les salariés qui n’ont que leurs clients pur seul juge ; en effet, ces derniers sont plutôt éloignés de la réalité du travail demandé et ignorent bien souvent les tâches à réaliser. Il est donc plutôt facile de les berner. Et pour ceux qui doivent rendre des comptes, tant que le travail est fait en temps et en heure, alors pas de souci, l’essentiel est la…

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