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Quand des sportifs sauvent des emplois

Franchement. Qui parmi vous, sans compter les sportifs eux-mêmes, bien entendu, ne s’est jamais dit « Être payé des millions pour taper dans un ballon ? Moi aussi, je peux le faire ! » devant un match de football peu passionnant ? J’entends d’ici vos « Mais allez, c’est payé vingt fois plus que les autres et ça ne sait même pas rentrer un ballon ! », alors ne faites pas les innocents ! Mais même si certains sports sont plus touchés que d’autres par cette image négative d’athlètes surpayés et égoïstes, il n’est pas rare de voir de beaux exemples de sportifs voire d’idoles qui ont donné d’eux-mêmes pour sauver une ville ou une franchise en créant de l’emploi. Partons à la rencontre de quelques-uns de ces héros des vestiaires et de l’économie.

Michael Jordan et les voitures

En 1995, alors que Michael Jordan est au sommet de son art et qu’il reçoit des dizaines de millions de dollars en salaire et droits d’images, celui-ci n’hésite pas à devenir concessionnaire Nissan pour son Etat d’origine, la Caroline du Nord. Pour cela, le geste n’est pas infime car Jordan investira près d’1,5 million de dollars pour donner un nouveau souffle à quelques concessions qui eurent, entre autres, droit à des terrains de basket en bonus pour que les enfants puissent s’amuser tandis que les parents seraient occupés à choisir une voiture. L’investissement est d’autant plus grand lorsque l’on sait que Michael Jordan s’intéresse vraiment à ce placement en surveillant les comptes de près et en se déplaçant dans ces concessions. Les salariés eurent même droit à des chaussures Air Jordan gratuites comme cadeau. Un investissement double donc : de l’argent et du temps.

Bernard Hinault participe à l’économie de la Bretagne

Quintuple vainqueur du Tour de France, Bernard Hinault en a profité pour investir dans une ferme à Calorguen, dans les Côtes-d’Armor, en 1983 alors qu’il était toujours actif.  La ferme mise au nom de sa femme, Martine, également maire de la commune dut toutefois subir les mauvais temps de l’agriculture. Cependant, malgré des difficultés, l’ancien cycliste refusa de se séparer de son employé et s’engagea à continuer la production de lait jusqu’à ce que celui-ci parte en retraite pour lui permettre de ne pas se retrouver sans emploi. Mais sa participation à l’économie ne s’arrête pas là car Bernard Hinault codirige également une entreprise de distribution de produits pour les boulangeries-pâtisseries et son fils est gérant d’un magasin de cycles à Saint-Malo.

Business people running a marathon.

Magic Johnson sauve sa ville

Le basketteur légendaire des Los Angeles Lakers, Magic Johnson a investi une partie de sa fortune dans une joint-venture dont le but était de transformer la ville de l’industrie automobile en « Detroit 2.0 ». Originaire de l’Etat du Michigan, Magic Johnson avec d’autres entrepreneurs, souhaitait encourager l’investissement dans les nouvelles technologies et aider les gens de son Etat à retrouver un emploi. En 1995 déjà, au tout début de sa carrière, il avait lancé une chaîne de cinémas en partenariat avec Sony, implantés uniquement dans les banlieues difficiles. Le succès fut au rendez-vous et d’autres commerces vinrent s’implanter à proximité, permettant à ces quartiers mis de côté de retrouver une vie meilleure en créant de nouveaux emplois. Entre-temps, Magic Johnson serait devenu le businessman afro-américain le plus puissant d’Amérique.

Ce podium ne représente toutefois que quelques exemples parmi beaucoup d’autres de sportifs qui agirent afin de faire bouger l’emploi et l’économie dans une branche ou une ville qui leur tenait à cœur. Bien que beaucoup sont critiqués pour leur participation à des publicités, d’autres n’hésitent pas à prendre des risques en investissant pour sauver des postes ou des entreprises. Le dernier est en lise n’est autre que le footballeur Laurent Koscielny qui a investi 300 000 euros pour sauver une entreprise d’accordéons près de Tulle. Le geste du footballeur d’Arsenal a permis de sauver une dizaine d’emplois et de redorer un peu l’image du footballeur surpayé. Un bon coup de pied dans les préjugés. Et vous, avez-vous d’autres exemples de sportifs ou d’idoles qui ont investi pour rendre un peu aux autres ce qu’ils ont gagné ? Prenez plaisir à nous partager vos exemples en commentant cet article et à la semaine prochaine sur le blog L4M !

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