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Pourra t-on un jour dire adieu au présentéisme en entreprise ?

Arriver tôt, partir tard, manger devant son ordinateur, ne pas poser de congés, venir travailler quand on est malade… Des éléments courants, voire quotidiens pour certains salariés. Pourtant, nous sommes bien en 2019, à l’heure des visio-conférences, des collaborations internationales, des environnements hyper-connectés, du flex-office et du télétravail. Enfin. Manifestement pas pour tout le monde.

La France, championne du présentéisme

Et oui ! Voilà une médaille dont on ne sait s’il faut être fier ou honteux. Selon une étude Fellowes de 2017 : « 62% des employés français se rendent au travail même lorsque leurs performances sont affectées par des problèmes de santé liés à leur emploi.« .

Et selon une étude Malakoff Médéric, en 2018, « 23 % des salariés ont renoncé à prendre l’arrêt de travail prescrit par leur médecin, alors qu’ils n’étaient que 19 % en 2016« . Les Français préfèrent donc être au bureau, malades et fatigués, quitte à ne pas être vraiment productifs.

Le début d’un cercle vicieux, puisqu’en constatant son manque de productivité, le salarié pense y pallier en restant plus tard que d’ordinaire, pour rattraper ce qu’il n’a pas fait dans la journée. Culpabilisant, et surtout, inutile…

Les Français sont des tire-au-flanc absentéistes

La preuve que non ! Malgré tout, c’est une idée reçue qui reste bien ancrée dans notre pays des 35 heures. Une des (multiples) raisons du présentéisme, c’est justement que le salarié veut montrer sa motivation et son investissement dans le travail. Personne ne veut être jugé négativement par ses collègues en leur refilant les dossiers non terminés, ni être mal vu par sa hiérarchie. Le présentéisme découlerait donc d’un besoin de reconnaissance, mais aussi d’une solidarité entre collègues. (Entre autres).

présentéisme entreprise

Mais le présentéisme peut avoir des conséquences plus négatives qu’autre chose sur le travail : fatigue physique, émotionnelle, surmenage, burn-out… Alors pourquoi les choses ne changent-elles pas ?

Une vision culturelle

Vous vous y attendiez ? La carte culturelle entre en jeu ! Le présentéisme est avant tout une histoire de culture. Nous n’en sommes pas au niveau des Japonais (et heureusement !) mais aux Etats-Unis ou au Canada par exemple, rester plus tard au bureau envoie un tout autre message.

Un message qui est lu par vos collaborateurs et votre manager comme « Je suis débordé, je n’arrive pas à organiser mon travail et à accomplir mes tâches dans le temps imparti ». C’est donc plutôt mal vu !

présentéisme entreprise

Et comme tout ce qui est culturel, les changements arrivent, mais doucement. Déjà l’évolution des outils et de certaines pratiques de travail (télétravail, outils numériques, horaires flexibles etc.) permettent à certaines entreprises de mettre avant tout la confiance au cœur de la relation professionnelle.

Pour résumer, cela reviendrait donc pour les managers, à mesurer l’engagement du salarié différemment. Non pas à la quantité d’heures passées derrière son bureau, mais à la qualité des travaux qu’il réalise pour l’entreprise. Pas plus mal, non ?

A propos de l'auteur
Morgane
Morgane
Rédactrice, community manager, chargée de communication, recrutement... J'ai plusieurs casquettes chez L4M. Mais ne vous inquiétez pas pour moi ! Car heureusement, j'ai une tête à chapeau.