Accueil > Actualités > Le vrai visage des métiers du web

Le vrai visage des métiers du web

Derrière chaque site web, chaque texte, image ou vidéo se cachent des professionnels. Si le produit de leur travail est parfois consulté par des millions de personnes chaque mois, certains métiers restent méconnus par le grand public. Ou alors, on possède quantité d’idées reçues sur ces professions. Il est temps de casser ces clichés.

Passons en revue quelques métiers, observons les lieux communs souvent entendus à leur propos et rétablissons la vérité.

Le développeur web

Cliché :
Le cheveu gras et long, le développeur web travaille en autarcie dans un bureau sombre simplement éclairé par la lueur blafarde de son écran d’ordinateur. Pas de lumière du jour non plus, bien sûr.
Il, car c’est un métier exclusivement masculin, porte souvent des T-shirts au message incompréhensible à nos yeux de simples mortels et que seuls ses compères informaticiens savent décoder.
Son écran est rempli de lignes de code qui à ses yeux forment une page internet. Lui seul arrive à déchiffrer cet amas de signes de ponctuation détournés et d’anglicismes abscons. Il possède par contre un seuil de tolérance très bas question relations sociales. Celles-ci se limitent souvent à quelques mails. Et encore, seulement quand la situation devient urgente.

Afficher l'image d'origine
La journée d’un développeur : résumé

Réalité :
Oui, il passe une grande partie de ses journées à écrire des lignes de code pour construire des sites web. Oui ce langage nécessite un apprentissage pour pouvoir l’appréhender correctement. Non, il n’y a pas que des hommes dans cette profession.
Le développement de sites internet nécessite aussi la collaboration active du développeur avec plusieurs autres professions complémentaires pour le travail le plus efficace possible : des ingénieurs, des graphistes…
Et on vous rassure, il supporte souvent très bien les interactions sociales ainsi que la lumière du jour.

L’administrateur réseau

Cliché :
Le grand gourou du petit microcosme informatique de l’entreprise. Chacun doit se plier à ses décisions et il possède, outre l’ubiquité sur les ordinateurs de son sérail, le droit de vie et de mort sur votre connexion au bureau. Mieux vaut ne pas se le mettre à dos. En plus, il est souvent revêche et n’aime pas que son autorité soit remise en cause.

Afficher l'image d'origine

Réalité :
Certes, il peut le cas échéant avoir accès à votre ordinateur. Disons qu’en cas de problème, cela peut avoir quelques menus avantages d’avoir accès à ses propres programmes de dépannage en même temps.

Sachez-le, il a autre chose à faire que de vous espionner pour voir si votre partie de Candy Crush avance plus rapidement que votre bilan 2015.

Le community manager

Cliché :
Le boulot PEI-NARD ! Le community manager passe sa journée sur les réseaux sociaux à parler avec les gens, à poster des vidéos de chats et à lire tous les tops qu’il trouve. C’est à se demander pourquoi on le paie, alors que tout le monde peut facilement faire son « travail ».

community-manager

Réalité :
Ce n’est pas un secret, la journée du community manager est partagée entre Facebook, Twitter, Instagram, un ou plusieurs blogs ou encore Youtube en fonction de l’entreprise pour laquelle il travaille. Mais ce n’est pas aussi facile qu’on le pense ! Plusieurs compétences sont nécessaires pour une efficacité optimale : de la curiosité, des capacités rédactionnelles et relationnelles… Et pour compliquer (encore) un peu les choses, une responsabilité de taille pèse sur ses épaules : l’image de la marque sur internet.

Contrairement aux apparences, c’est un métier très exigeant.

Le graphiste

Cliché :
Il passe ses journées à dessiner et se fait payer des fortunes pour une petite illustration de rien du tout. Et on peut être sûr qu’il la réalise en deux minutes à peine. 300€ pour un logo ! D’accord, le matos et les licences de logiciels coûtent cher, mais c’est un peu abusé. Et dire qu’il rend parfois le projet à la toute fin de la deadline. « Trop de boulot », qu’il dit. On sait bien qu’il passe ses journées à lire des BD et à jouer aux jeux vidéos…

graphiste

Réalité :
Bien sûr qu’ils passent tout leur temps à dessiner et à faire des illustrations ! C’est leur job. Si vous faites appel à lui et non à une société de web design, c’est qu’il est indépendant et doit assurer lui-même le paiement de ses charges. Les 300€ du logo ne vont pas entièrement dans sa poche, sachez-le. Et pour ce qui est du rendu à la limite de la deadline… Les jaloux diront procrastination, les vrais affirmeront stress positif.

Et la marmotte met le chocolat dans le papier alu !
Et la marmotte met le chocolat dans le papier alu !

Le rédacteur web

Cliché :
Comme le community manager, tout le monde peut faire ce que fait le rédacteur web. Facile de rédiger des textes. Même pas d’effets stylistiques à y mettre ! Et si je ne connais pas le sujet ? Bah il y a Wikipédia et d’autres sites. On réarrange les phrases à sa sauce et le tour est joué. Ni vu ni connu !

cliché rédacteur web
On les voit souvent comme ça, les rédac’ web.

Réalité :
Si ça donne l’impression de ne pas avoir été travaillé, c’est que le texte a été réécrit des dizaines de fois pour paraître naturel. Et s’il ne connaît pas le sujet sur lequel il doit produire un texte, le rédacteur web passe en revue de nombreuses pages internet pour engranger le plus d’informations sur le sujet. Histoire d’être le plus exact possible…

Le blogueur

Cliché :
Il se comporte comme un roi dès qu’il a plus de cinquante visites quotidiennes sur son blog et se croit tout permis auprès des marques. On le voit traîner dans les salons, les foires et les conventions à essayer de grappiller quelques avantages financiers ou en nature contre des articles, désespérément accrochés à leur accréditation presse fournie par un organisateur désabusé par cette nouvelle tendance. Et puis, je ne vois pas pourquoi les marques s’intéressent à ces blogs amateurs…

Quand une auteur exigeante vient au bureau. 
« La reine arrive. » Oui, certain(e)s blogueur(se)s sont comme ça.

Réalité :
Oui, certain(e)s blogueur(se)s se comportent comme si tout leur était dû. Mais beaucoup sont humbles malgré la bonne qualité de leurs écrits et se contentent des quelques partenariats que certaines enseignes leur proposent.

Il faut savoir qu’aujourd’hui les blogs peuvent être très influents dans un domaine et qu’ils constituent un vecteur publicitaire peu coûteux et parfois très efficace. Il importe « simplement » de bien sélectionner ses partenaires.

Le référenceur web

Cliché :
Son travail est de s’arranger pour que les pages d’un site web donné soient présentes dans les premiers résultats du moteur de recherche. Pourquoi ? Comme si ça gênait les gens de passer aux autres pages s’ils le veulent vraiment ? Puis ils n’ont qu’à payer Google et le tour est joué. On ne me la fait pas, à moi.

Réalité :
Non, il ne paie pas Google pour apparaître dans les premiers résultats. Que les pages de son site web apparaissent en première position, ou au moins sur la première page, est le fruit d’un patient travail d’optimisation du texte et des pages du site. Cela prend souvent du temps et nécessite quelques « menues » connaissances (c’est un euphémisme, vous l’aurez compris).

Youtubeur

Cliché :
Il est tout seul, dans sa chambre. Il se filme en parlant de sujets divers : films, jeux vidéos et même la vie réelle. On ne peut pas dire que la préparation prenne beaucoup de temps. Pas besoin d’une grande préparation pour parler de chats, du ping-pong ou de l’école. C’est quelque chose que tout le monde a vécu.

Et en plus ils sont payés pour ça !

Afficher l'image d'origine

Réalité :
Eh bien… Oui, ça a l’air facile comme ça de parler devant sa caméra. Mais cela demande un énorme de travail de préparation en amont. Script, tournage puis montage, tout cela demande du temps. Parfois de très nombreuses heures. Ils sont très influents et possèdent une énorme responsabilité morale envers les jeunes qui lui suivent. Une pression supplémentaire.

Les photographes

Cliché :
Ils photographient de petits oiseaux et des mariages. Ou encore des maisons abandonnées. Et on n’a pas le droit de leur prendre leurs images ? S’ils les mettent sur internet, c’est bien pour les partager non ? Et il faut voir le prix qu’ils font payer pour qu’on puisse les utiliser pour soi. Totalement abusé !

Réalité :
Leur site internet leur sert de book. Un peu comme un graphiste mettrait quelques-unes de ses réalisations. Pour montrer ce qu’ils savent faire. Et s’ils font payer leurs photographies, c’est parce qu’ils sont des professionnels et qu’ils en vivent.
Bien entendu, les clichés évoqués sont exagérés et ne représentent réellement ce que l’on pense à propos de ces métiers.

Et vous, aviez-vous cette vision des métiers du web ? Exercez-vous une profession dont beaucoup possèdent une idée fausse ?

Afficher l'image d'origine

A propos de l'auteur