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Deux nomades et un chat : vis ma vie de digital nomad !

Nomades digitaux wandering freelancers

Mélanie et Benjamin sont des Digital Nomads. Ils sont partis en début d’année avec leur chat Charlie, pour un tour d’Europe en un an. Dans leur van (Ernest), ils parcourent les routes et les pays tout en travaillant. Car cette aventure a un coût, et les billets ne poussent pas (encore) sur des arbres. Il fallait donc garder une activité professionnelle. Nous avons posé quelques questions à ces nomades digitaux, dont le parcours en fait rêver plus d’un !

Nomad Digital Wandering Freelancers

Présentation

Noms et prénoms : Mélanie Mourait, Benjamin Segura

Âges : 28 ans

Localisation au moment de répondre à cette interview : République Tchèque

Prochaine destination : Pologne

 

Entretien

Ben, Mel, vous avez pris la route en février 2018 pour un an, autour de l’Europe. Comment vous est venue l’idée de partir, en premier lieu ?

Mel : J’ai toujours rêvé de voyager, de barouder de pays en pays et de mener une vie un peu différente. Seulement, il y avait les études, puis les stages, puis le travail… et au final je ne voyais pas trop où caler toutes ces envies. Et puis, sans m’en rendre trop compte, je me suis dirigée petit à petit vers des choix qui m’apportaient de plus en plus de liberté et de marge de manoeuvre, notamment celui de devenir free-lance. C’est à partir de ce moment que beaucoup de choses ont changé : Je me suis mise à mon compte, Ben a ensuite quitté l’agence web dans laquelle il travaillait à Paris, on a déménagé à Bordeaux puis créée notre  propre société de communication digitale, mais on était toujours à la recherche de plus de liberté dans nos vies. Certes, on avait plus de patrons, plus de contraintes salariales, mais on ne se sentait pas spécialement libres.

Ben : Et c’est à ce moment qu’on a commencé à parler voyage, et surtout nomadisme. On avait le statut de free-lance (et les contraintes qui viennent avec), mais on ne se servait pas du principal avantage qu’il nous offrait : la mobilité. Donc on a commencé à faire des plans sur la comète, à s’imaginer parcourir l’Europe dans un premier temps, continent qu’on connaissait finalement très peu. On voulait partir à la découverte de lieux un peu inconnus, qui ne vendent pas spécialement du rêve sur le papier, mais qui, nous en étions sûrs, avaient beaucoup à offrir. Donc on a établi un plan, on s’est mis d’accord sur les 15 pays que l’on voulait traverser (ou presque), on a fixé une date butoir pour notre déménagement et début 2018 on est parti avec notre van (Ernest), et notre gros chat (Charlie) un an pour vagabonder sur les routes d’Europe.

 

digital nomads wandering freelancers

 

Comment avez-vous entendu parler de « nomadisme digital » ?

Mel : Ce qui est drôle, c’est qu’on n’en entendait pas spécialement parler avant notre départ. C’est une fois que le voyage a commencé et qu’on s’est mis sur les réseaux pour raconter nos péripéties qu’on a commencé à nous coller cette étiquette. Et en effet, on ne peut pas nier, c’est exactement ce que l’on est : Des nomades qui travaillent depuis leurs ordinateurs, depuis n’importe où dans le monde.

 

Vos métiers se prêtent bien à ce mode de vie ?

Ben : Oui, on est tous les deux dans le digital donc ça nous correspond plutôt bien. Moi je suis spécialiste en acquisition de trafic, autrement dit dans le domaine du Webmarketing, et Mel est Directrice Artistique. Ensemble, on gère la communication digitale de nos clients d’un point de vue 360° (création de site web, référencement, réseaux sociaux…) et le fait d’être à distance ne complique pas la tâche puisque les contacts se font essentiellement par téléphone, mail ou skype.

Mel : Après, c’est sûr que le fait d’être nomade implique de changer régulièrement d’endroit, et les déplacements et les visites des lieux dans lesquels nous sommes empiètent pas mal sur notre temps de travail. Alors parfois, on se retrouve à bosser un peu en décalé, le soir ou le week-end, mais ça ne nous dérange pas plus que ça.

 

Comment travaillez-vous au quotidien ?

Mel : Alors on travaille depuis des appartements, des cafés avec wifi, ou parfois même en pleine nature quand la 4G le permet. En fait, on peut travailler depuis n’importe où à partir du moment où il y a l’Internet. Ça nous arrive aussi de travailler sur la route, pendant les trajets longue distance. On a pas vraiment de routine, donc je ne peux pas donner une semaine type, mais on peut dire qu’on travaille environ 3 à 4 jours par semaine, et le reste du temps on profite du voyage. Ça fait des semaines bien chargée entre visites, découverte et boulot, on a pas le temps de s’ennuyer. (rires)

 

Nomadisme digital wandering feelancers

 

Et financièrement, ce n’est pas trop compliqué ?

Ben : Financièrement ce n’est pas plus compliqué qu’en France, on a gardé le même budget que celui que nous avions quand nous vivions à Bordeaux et on l’a même réduit dans certains pays vraiment peu coûteux (Albanie, Bulgarie, Roumanie …). Finalement, voyager une année en Europe n’est pas plus cher que de vivre en France.

Mel : En plus, on accepte de moins en moins de contrats depuis quelque temps, histoire d’avoir plus de temps pour nous et de profiter à fond du voyage. Et malgré cela, on vit très bien et on ne se prive de rien, les pays d’Europe coûtent vraiment peu cher pour la plupart.

 

Quels sont selon vous, les aspects du salariat « classique » ou de la société en général, qui font que certains rêvent de cette aventure ?

Mel : De manière globale, les gens de notre génération sont en quête de toujours plus de liberté. Je pense que les personnes qui souhaitent se tourner vers ce style de vie aspirent à briser leurs chaînes, s’émanciper, et vivre une vie qui leur correspond, pas celle que la société leur a imposée. D’autres recherchent le fait d’être leur propre patron, de pouvoir valoriser leurs compétences et de les mettre à leur propre service. Et puis bien sûr, il y a la quête de découverte, la soif d’aventure et de parcourir le monde. Qui n’a pas eu un jour l’envie de faire ses valises et de partir faire un tour du monde ? Je pense que le Digital Nomadisme répond à la plupart de ses envies, et que certaines personnes peuvent y trouver leur compte.

Ben : Il y a aussi le cadre assez strict et normé de certaines sociétés qui ne correspond pas à tous. Certains ne veulent pas rentrer dans ce moule ou ne s’y sentent tout simplement pas à leur place, ça ne correspond pas à leurs valeurs ni à leurs envies. Donc ils cherchent une échappatoire, une porte de sortie à cette routine. Et ils finissent par avoir l’envie de créer un cadre de vie/travail qui leur correspond mieux, parfois c’est le statut de free-lance, d’autres fois le fait d’être nomade et de voyager, et parfois par les deux. Et pour d’autres, ce sera encore autre chose. Le tout étant de vivre une vie où l’on se sent bien, en accord avec soi-même et ce que l’on fait quand on se lève le matin.

Mel : Après il faut faire attention, ce mode de vie est assez en vogue en ce moment, mais pour autant, il ne correspond pas à tout le monde. Ce n’est en rien un idéal universel : c’est notre idéal actuel à nous. Et c’est peut-être celui d’autres personnes, mais c’est très loin d’être la recette miracle du bonheur !

 

digital nomade wandering freelancers

 

Comment envisagez-vous votre retour ?

Mel : Nous rentrons fin Janvier 2019 en France, et après s’être concerté, on ne souhaite pas s’arrêter là. On en a beaucoup discuté, et ce mode de vie nous comble et nous correspond bien pour le moment, alors après l’Europe, on compte repartir vers de nouvelles aventures.

Ben : Et c’est les États-Unis et l’Amérique Latine qui nous font rêver depuis un bon moment que l’on compte explorer l’an prochain. Donc en Avril 2019, on s’envolera pour un roadtrip de trois mois aux États Unis si tout se passe bien.

 

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait se lancer, mais n’ose pas ?

Mel : Afin de devenir free-lance, de croire en soi ! C’est la première chose à faire, et aussi la plus difficile. Avoir confiance en soi, croire en son talent, en ses compétences, et savoir les mettre en avant. Vous en valez la peine et vous en êtes capable, alors ne doutez pas de vous ! Vous avez peur de ne pas savoir faire certaines choses ? Vous apprendrez au fur et à mesure sur le tas ! Personne ne se lance à son compte en sachant tout faire, on apprend tous continuellement, au quotidien. Si vous avez peur de vous lancer, commencez petit et soyez progressif dans votre démarche, prenez le temps de découvrir l’envers du décor avant de vous jeter à l’eau. Et un pas après l’autre, vous aurez finalement fait le grand saut et vous aurez atteint votre objectif.

Ben : Pour franchir l’étape du nomadisme, je pense par contre qu’il est préférable d’être installé en tant que free-lance depuis déjà un moment. Car lancer son activité quand on commence à voyager, ça rajoute pas mal de difficulté, mieux vaut faire une chose à la fois. Après, rien n’est impossible, mais c’est tout de même plus pratique et rassurant, car l’un comme l’autre (le voyage et le free-lance) demandent beaucoup de travail et de logistique. Alors dans un premier temps, dématérialisez votre activité ou lancez-vous à votre compte, et ensuite commencez à barouder et à voyager avec votre laptop sous le bras !

 

Vous souhaitez en savoir plus sur leur aventure ? Direction le blog des Wandering Freelancers ! Vous pouvez aussi les suivre sur Facebook et Instagram 😉

A propos de l'auteur
Morgane
Morgane
Rédactrice, community manager, chargée de communication, recrutement... J'ai plusieurs casquettes chez L4M. Mais ne vous inquiétez pas pour moi ! Car heureusement, j'ai une tête à chapeau.

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