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Cinq films sur le monde du travail

Le monde professionnel n’est pas non plus absent des salles de cinéma. Bien au contraire, le travail est un thème bien souvent utilisé par les réalisateurs qui n’hésitent pas à donner leur vision de ce monde, tantôt rempli de requins, tantôt plus humaniste. Cette semaine, le blog L4M se met dans la peau des cinéphiles et vous propose une liste des cinq meilleurs films traitant de l’univers professionnel. On attrape le pop-corn et on éteint les lumières !

La Méthode – 2006

Réalisé par Marcelo Piñeyro et adapté de la pièce de théâtre « El mètode Grönholm » de Jordi Galceran, « La Méthode » suit l’histoire de sept candidats à un poste de cadre chez la multinationale Dekia. Très vite, ils se rendent compte qu’ils ne vont pas être reçus et comprennent qu’ils sont en réalité les sujets d’une étude. Très vite, la méfiance et la parano s’installent alors que les candidats se demandent s’ils sont observés ou si une « taupe » est parmi eux. Des écrans d’ordinateurs vont les guider dans le processus d’élimination mutuelle et peut-être sont-ils aussi surveillés par des caméras ou des micros cachés ? C’est la méthode Grönholm.

La mise en scène permet une ambiance pesante, étouffante voire affolante pour aboutir à une critique acide du libéralisme. Un régal dans le genre qui en fera réfléchir beaucoup.

Rien de personnel – 2009

La Société pharmaceutique Muller organise une réunion de coaching de ses cadres, afin d’optimiser leurs performances et d’attribuer de nouveaux postes pour certains d’entre eux. Les mises en situation et évaluations se succèdent dans l’ambiance glaciale d’un château, entre petits fours et récitals de chant lyrique menés par le DG de la Société. Mais quel est le vrai but de cette réunion et quel est le vrai visage de tous ces salariés ?

Propre à un grand thriller économique, le réalisateur Matthias Gokalp arrive à instaurer une forte tension avec la peur de chacun des protagonistes de se faire licencier. L’approche est subtile et le style bien posé. Dans la même trempe que « La Méthode ».

Insolite  il sous-traite son travail en Chine...

Le couperet – 2004

Un cadre supérieur dans une usine de papier, quadragénaire et père de famille, est licencié après quinze ans de travail lorsque son entreprise est délocalisée. Il se doit alors de retrouver un emploi coûte que coûte et après trois ans de chômage, il ne parvient pas à réintégrer un poste. Cédant à la hantise de la déchéance sociale et ayant visé un poste sur mesure mais pas libre pour l’instant, il se met à éliminer physiquement tous les concurrents dont il a obtenu les coordonnées par ruse.

Adapté de Donald Westlake pour le cinéma par Costa-Gravas, ce thriller vous plonge dans une société où la dictature du travail règne. Pouvant facilement s’identifier aux personnages, le spectateur vit avec lui les névroses que peuvent provoquer sa situation et le pousser à commettre ces crimes.

L’emploi du temps – 2001

Laurent Cantet s’inspire ici très librement de l’affaire Romand pour nous livrer un film profond sur la banalité des apparences et de tous les codes de la société. Il suit la vie d’un homme, licencié de son poste de consultant en entreprise qui dissimule la vérité à ses proches en s’inventant un emploi dans un organisme international. Le mensonge prend si bien qu’il va vite se retrouver englouti par celui-ci.

Tout comme dans « Le couperet », le spectateur peut facilement s’identifier au personnage principal et à la situation à laquelle il doit faire face. A travers son œuvre, Cantet nous impose donc la suite logique d’un mensonge qui finit tôt ou tard par grandir et devenir hors de contrôle.

Le Direktor – 2006

Un peu d’humour pour terminer. Le grand réalisateur Lars von Trier signe ici une charge politique féroce sur le monde du travail à travers cette comédie complètement décalée. L’histoire nous narre le portrait de Ravn, un PDG avide d’amour et de reconnaissance. Ne voulant pas assumer des décisions impopulaires auprès de ses employés, il invente un mystérieux directeur qui serait à l’origine de celles-ci. Il ne serait ainsi que l’exécutant du directeur et non à l’origine de ces décisions. Lorsque la société doit être vendue, les choses se corsent et Ravn doit engager un acteur pour jouer le rôle du fameux directeur.

Un moment de détente qui permet cependant des réflexions sur certaines conditions et responsabilités au travail, montrant un univers professionnel semé d’embûches et d’absurdités.

La plupart des grands classiques du cinéma sur le monde du travail sont des films parfois très sombres et très critiques. Libre à vous cependant d’interpréter chacune de ces œuvres à votre façon et de retenir les leçons essentielles de ces productions. Quelques bons conseils peuvent s’y cacher ou en tout cas, des grands moments de cinéma seront forcément à la clé !

A très bientôt sur le blog L4M !

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