E-réputation : Votre patron vous a Googlisé ?!

J’ai googlisé, tu as googlisé, il a googlisé… votre nom ! Pendant sa pause déjeuner, votre patron a décidé de taper votre nom dans le moteur de recherche. Sur quoi va-t-il tomber ? Avez-vous sécurisé votre e-réputation ?

Tout le monde a ses casseroles numériques. Et si certaines restent assumées même des années plus tard, d’autres vous donnent simplement envie de vous cacher sous votre bureau. Entre les photos de l’anniversaire de tatie Danièle, celles des Zinzins qui datent de la fac, et votre signature à une pétition pour la légalisation du cannabis qui date du lycée, on ne prend que rarement le temps de protéger ou de nettoyer toute cette mémoire numérique que nous avons alimentée jour après jour, et ce, pendant des années.

Votre cible numéro 1 : Facebook. Ce réseau social apparu en 2004 a mis à peine quelques années à arriver en France. Regardez la date de votre inscription. Nous sommes en 2015. Faites le calcul. Première chose à faire donc, vérifiez vos paramètres de confidentialité. Car si de plus en plus on tente de moins étaler sa vie privée, on peut dire tout de même que cette page personnelle renferme de nombreux états d’âme, opinions et contenus humoristiques parfois trash. A vous donc de paramétrer votre compte pour qu’il ne soit visible que des personnes en qui vous avez confiance et que le site vous demande votre accord avant de mettre en ligne une publication dans laquelle vous êtes identifié.

Deuxième cible et pas moins ravageuse pour votre réputation : Twitter. Le format contraignant des 140 caractères vous a sans doute rendu très inventif pour faire rentrer toute votre haine en si peu d’espace, quitte à le faire en anglais. Faites un petit tour sur FireMe !. Lisez en direct les derniers tweets qui pourraient coûter cher à leur auteur et testez votre propre compte. L’appli fait une recherche dans votre historique et calcule la probabilité que vous soyez renvoyé à cause de vos tweets. N’hésitez pas à les protéger (les rendre visibles uniquement par les personnes autorisées), et à supprimer ceux qui pourraient vous causer du tort.

clavier vie privée

À présent, si d’autres sites reprennent vos informations personnelles (adresse, numéro de portable etc.) ou vous mentionnent dans des contextes peu glorieux, c’est à vous d’utiliser votre droit d’opposition et d’aller démarcher les sites en question, un par un, pour demander la suppression de ces informations. Bien entendu, il faudra démontrer qu’elles vous portent préjudice ! Cette demande peut s’adresser par mail ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Gardez cependant à l’esprit que cela ne concerne que les données personnelles et non pas les données professionnelles ou publiques (par exemple, dans le cadre d’une interview).

Pour savoir où vous en êtes, testez vos comptes Facebook et Twitter grâce au site Soyez net avec le net. Répondez à deux séries de questions, et vous serez noté à la fin sur votre connaissance du réseau social et sur votre réputation numérique.

Si vous avez récolté un 12/50, un petit nettoyage s’impose ! Des sociétés spécialisées proposent leurs services en nettoyage express ou en profondeur de votre e-réputation. Afin de ne plus être pris au dépourvu, vous pouvez également créer une alterte Google à votre nom qui vous informera dès que votre nom apparaîtra dans un contenu en ligne.

Enfin, n’hésitez pas à créer un blog ou à alimenter régulièrement vos comptes professionnels (LinkedIn, Viadéo etc.) avec des publications pertinentes sur votre secteur de spécialité. Un bon référencement de ces contenus permettra à votre patron de cliquer en premier sur vos articles oh combien intéressants, et laissera vos casseroles numériques au fond du placard, à la page 42 des résultats Google.

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