Interview de Laurent Maisonnave, Responsable des Ventes Région Nord à l’Institut de Soudure.

Laurent Maisonnave, de l’Institut de Soudure de Cuincy (59), nous parle de son centre de formation et des perspectives de carrière dans le domaine de l’industrie.
Il nous éclaire sur le métier de soudeur, ses spécificités, la formation ou encore les taux d’embauche à la sortie de l’Institut.

–          La soudure peut sembler être décriée pour les non-initiés ; en quelques mots, en quoi est-ce un métier d’expertise ?

La technologie du soudage requiert à tous les niveaux de la profession – du soudeur  à l’ingénieur soudeur – une expertise pointue qui ne peut s’acquérir qu’au travers d’une formation sérieuse. Ainsi pour un soudeur, l’apprentissage d’un  procédé particulier sous-tend une connaissance approfondie des matériaux à assembler, des  bonnes pratiques, des bons gestes, des équipements et des consommables, du respect des normes de sécurité, etc.  Cet apprentissage exige plusieurs semaines de formation et s’achève par un examen si l’on veut décrocher la qualification. Pour les ingénieurs, la maîtrise du soudage n’est pas non plus immédiate car elle s’appuie sur de nombreux domaines comme la métallurgie, la mécanique de la rupture, la corrosion, la connaissance des codes de fabrication, etc.

   –          La soudure et vos autres domaines semblent plus particulièrement réservés aux hommes. Mais les femmes peuvent-elles facilement accéder à ces métiers ?

Aujourd’hui il n’est plus rare de rencontrer des femmes dans les ateliers de soudage.  Il est vrai que pendant assez longtemps, les  femmes s’étaient surtout spécialisées dans le brasage des composants électroniques, une forme particulière du soudage. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et le soudage peut même passionner les femmes comme en témoigne la médaillée d’or en soudage des Olympiades des Métiers 2009,  Marine Bregeon dont une partie de la formation a été réalisée à l’Institut de Soudure.

formation soudure nord

 –          Taux d’obtention de certifications, de diplômes, pourcentage de demandeurs d’emploi formés… Quelles performances observez-vous parmi les personnes formées ?

L’Institut de Soudure délivre des formations du débutant à l’ingénieur confirmé. La formation des demandeurs d’emplois est une de nos spécialités dont nous sommes particulièrement fiers avec un taux moyen de réussite aux examens de 93% et un taux d’insertion dans les 3 mois qui suivent la formation de 97% (ce qui veut dire que même ceux qui ont échoué peuvent malgré tout décrocher un job). A l’autre bout de la chaîne, les ingénieurs qui ont intégré l’Ecole Supérieure du Soudage et de ses Applications (ESSA) pour une année de spécialisation en soudage, se voient eux offrir entre 5 et 7 emplois une fois le diplôme en poche, tant leur formation est appréciée.

 –          En quoi les formations que vous dispensez peuvent-elles permettre de valoriser un parcours professionnel ?

Nous proposons aux entreprises de vrais parcours de formation pour leurs salariés qui peuvent, suivant les cas, les conduire à un niveau de certification supérieure, une expertise accrue, une plus grande reconnaissance au sein de l’entreprise, un poste d’encadrement… ; en particulier les formations « coordonnateurs en soudage », destinées à du personnel ayant un niveau de formation allant du CAP/BEP jusqu’à ingénieur. Ces formations sont reconnues internationalement par la profession et donnent un statut qui est exigé par de plus en plus de normes traitant de l’Assurance Qualité Soudage comme par exemple la norme EN 15085 pour le ferroviaire.

–          Dans quels secteurs industriels de notre région les « stagiaires » peuvent-ils exercer ensuite ? Comment se portent ces secteurs actuellement ?

Les métiers auxquels nous formons nos stagiaires (soudeurs, tuyauteurs industriels, coordonnateurs en soudage, technologues, inspecteurs, contrôleurs, etc.) sont pratiqués dans de très nombreux secteurs (pétrole, gaz, énergie, transports). Cela étant, beaucoup se dirigent vers les secteurs de la fabrication comme la chaudronnerie, la construction métallique et la tuyauterie industrielle, qui souffrent actuellement d’une pénurie de personnels spécialisés en soudage et qui donc sont plutôt enclins à recruter.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://www.isgroupe.com

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Une réponse à Interview de Laurent Maisonnave, Responsable des Ventes Région Nord à l’Institut de Soudure.

  1. L’article est vraiment intéressant

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